Organisme de recherche archéologique basé à Naples et travaillant sur la Grande Grèce et la Sicile, le Centre Jean Bérard est une émanation conjointe du Centre National de la Recherche Scientifique (CNRS) et de l’École française de Rome (EFR)
Fondé par Georges Vallet en 1966, comme centre de recherche du Ministère des Affaires Étrangères, puis associé en 1967 au CNRS, il est devenu en 1999 l’UMS 1797 du CNRS et de l’EFR avant d’être transformé en 2008 en USR.

 

Missions du Centre Jean Bérard : services et recherches

Depuis sa création, le CJB joue un rôle d’acteur dans la recherche archéologique en Italie du Sud en accompagnant les recherches de collègues extérieurs à l’entité en leur offrant des services de cinq ordres : en servant d’interface entre la recherche archéologique française et italienne dans cette zone (facilitation des démarches), en animant de la recherche (accueil de rencontres et de colloques), en éditant des ouvrages scientifiques, en assurant la gestion et l’enrichissement de la bibliothèque scientifique « Georges Vallet », en assurant la gestion des chambres d’hôtes sises à Via Santa Maria ad Agnone et en participant à la formation de jeunes chercheurs à la recherche archéologique.
 
Le Centre Jean Bérard favorise la naissance et le développement de programmes scientifiques conjoints entre le CNRS et l’École française de Rome, touchant à l’archéologie et à l’histoire de l’Italie méridionale et de la Sicile, avec une attention particulière portée aux cités de Grande Grèce et, depuis quelques années, aux villes du Vésuve, mais aussi, plus largement, au mezzogiorno italien, dans le cadre et au-delà de ses dimensions politiques, économiques, historiques et culturelles, sans exclure aucune période.

 

Un projet scientifique structuré en deux axes de recherche

  1. Archéologie des colonies grecques en Italie du Sud
  2. Histoire économique et technique de l’Italie antique

 

Ces axes sont dictés par la mission d’un centre placé sous le patronage de Jean Bérard, pionnier des recherches sur l’histoire et l’archéologie de Grande-Grèce et de Sicile, à partir des colonies grecques (Poseidonia-PaestumCumesLaos), des centres italiques (Moio della Civitella et Arpi) et par l’élargissement des problématiques à la période romaine durant ces quinze dernières années lié aux recherches archéologiques à Pompéi, Herculanum, Saepinum, Levanzo et San Vito Lo Capo en Sicile.

L’objectif est de mettre à profit l’implantation de l’Unité en Campanie, à proximité des anciennes colonies grecques et des cités vésuviennes pour contribuer, grâce à l’étude de vestiges incomparablement mieux conservés que nulle part ailleurs dans le monde méditerranéen, à une approche interdisciplinaire et dans une perspective diachronique, au renouvellement des problématiques d’histoire urbaine sur la chronologie, l’évolution de l’environnement, l’organisation des espaces situés aux abords des cités, les pratiques rituelles dans les nécropoles dans une aire de contacts et de transferts culturels liés à la spécificité historique de la Grande-Grèce, et d’histoire économique liées à l’évolution des techniques artisanales, des formes de production et des modes de distribution. 
L’avenir de l’archéologie française en Italie du Sud ne saurait se résumer à ces deux programmes, ni se confiner à la Campanie. C’est pourquoi, après les recherches à Saepinum (Molise), le Centre Jean Bérard a récemment renforcé ses recherches en direction de deux nouvelles régions, la Sicile (Mégara Hyblaea) et l’Apulie (Recherches sur la céramique italiote), en mettant à profit la présence d’enseignants chercheurs accueillis en délégation et la collaboration de partenaires scientifiques et culturels français, italiens et européens.