Au nom de la Loi : Schoenberg et les critiques

Résumé : Tout au long de sa carrière, Arnold Schoenberg fut l'objet de nombreuses attaques de la part de la critique musicale. Au-delà des aspects techniques, ce vocabulaire hostile puisait dans le registre du politique et dans celui de la déviance corporelle et psychique. Ce passage discursif entre musique et société, particulièrement fréquent à l'époque des premières œuvres atonales, tirait sa vraisemblance de concepts qui avaient une signification établie, métaphorique ou littérale, dans les deux domaines concernés. C'est le cas, surtout, de la notion de loi (Gesetz), car l'idée scientifique de loi naturelle inspirait la plupart des critiques qui assimilaient l'abandon de la tonalité à une faute politique ou morale. C'est au concept de loi musicale qu'est consacré le présent article, où sont interrogées à la fois l'efficacité rhétorique et la pertinence logique de l'analogie entre le système tonal décrit dans les traités d'harmonie, et un " système légal " tel que défini par la science juridique.
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Raisons politiques, Presses de Science Po, 2004, 2 (14), pp.21- 40. 〈10.3917/rai.014.0021〉
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Contributeur : Julie Solviche <>
Soumis le : jeudi 24 juillet 2014 - 10:19:27
Dernière modification le : jeudi 11 janvier 2018 - 06:19:18

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Esteban Buch. Au nom de la Loi : Schoenberg et les critiques. Raisons politiques, Presses de Science Po, 2004, 2 (14), pp.21- 40. 〈10.3917/rai.014.0021〉. 〈hal-01044771〉

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