Imagerie hybride TEP/IRM dans le bilan des pathologies neurodégénératives : retour d’expérience

Abstract : Objectifs L’imagerie hybride TEP/IRM permet de combiner de façon précise l’information moléculaire fournie par la TEP avec une grande variété de séquences IRM. L’acquisition des deux examens en une session unique minimise les désagréments pour le patient tout en maximisant les informations collectées grâce à la fusion spatiale et temporelle des deux modalités. Dans ce travail, nous discuterons, à partir de cas cliniques, l’apport des deux modalités IRM et TEP dans le bilan des pathologies neuro-dégénératives, notamment la maladie d’Alzheimer (MA), la démence fronto-temporale (DFT), l’aphasie primaire progressive (APP), la démence à corps de Lewy (DCL), l’atrophie corticale postérieure (ACP) et le déficit cognitif léger (MCI). Matériels et méthodes Cent vingt-trois patients ont été adressés dans le service entre le 2/10/15 et le 12/01/16 pour un bilan de troubles cognitifs. Les acquisitions ont été réalisées avec le TEP/IRM SIGNA (GE Healthcare) qui combine une technologie TEP temps de vol avec des photomultiplicateurs au silicium et une IRM 3T. Le protocole IRM a compris des acquisitions 3DFLAIR, 3DSWAN, 3DT1 et axiales diffusion. L’acquisition TEP-FDG (2 MBq/kg) centrée sur le cerveau a été réalisée simultanément aux séquences IRM en un pas de lit de 16 minutes (champ de vue axial de 24,4 cm). Les reconstructions étaient réalisées avec l’algorithme Vue Point FX (8 itérations, 28 sous-ensembles, fréquence de coupure 3 mm) incluant correction de résolution spatiale et le temps de vol. La correction de l’atténuation était basée sur un atlas TD. Résultats Les images TEP et IRM sont de qualité très satisfaisante pour une durée d’examen d’environ 30 minutes. Il n’a pas été identifié d’artéfact de correction lié à l’atlas gênant l’interprétation. Dans les formes jeunes de MA, d’ACP et de DCL, la TEP-FDG montrait souvent des anomalies marquées du métabolisme alors que l’IRM était normale ou montrait une atrophie non spécifique. Dans les formes plus focales (DFT, démence sémantique), les anomalies IRM et TEP étaient généralement associées. Les lésions vasculaires (leucopathies, microsaignements, séquelles d’AVC) sont facilement détectées sur les nouvelles séquences de susceptibilité magnétique (3D SWAN) ; la TEP met en évidence une éventuelle composante dégénérative associée, voire le retentissement (désafférentation) d’une lésion sous corticale. Conclusions La fusion des images TEP de haute résolution spatiale avec le 3DT1 permet d’améliorer la confiance diagnostique, en faisant la part entre un effet de volume partiel en cas d’atrophie ou lésion et un véritable déficit fonctionnel. L’interprétation simultanée par le médecin nucléaire et le neuroradiologue apporte au clinicien un résultat diagnostique optimisé, en particulier dans les cas complexes.
Type de document :
Communication dans un congrès
2es Journées Francophones de Médecine Nucléaire, May 2016, Grenoble, France. 40 (3), pp.169 - 170, 〈10.1016/j.mednuc.2016.03.003〉
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Contributeur : Anne Bertrand <>
Soumis le : vendredi 6 janvier 2017 - 14:49:19
Dernière modification le : mardi 11 décembre 2018 - 01:22:37

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M. Habert, M. David, Anne Bertrand, G. Bera, N. Yeni, et al.. Imagerie hybride TEP/IRM dans le bilan des pathologies neurodégénératives : retour d’expérience. 2es Journées Francophones de Médecine Nucléaire, May 2016, Grenoble, France. 40 (3), pp.169 - 170, 〈10.1016/j.mednuc.2016.03.003〉. 〈hal-01427374〉

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